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Partir sereinement en mobilité Erasmus + en Pologne

Margaux, Etudiante

Pologne - Etude

Margaux, 21 ans, étudie le droit à la Faculté Jean Monnet, composante de l’Université Paris Saclay. A la rentrée 2020, elle entrera en troisième année de Licence et suivra une partie de son année universitaire à l’Université de Poznan, en Pologne. Une mobilité à laquelle elle a candidaté peu avant le confinement. Elle nous livre son histoire, de la première réunion d’information Erasmus + à l’acceptation de sa candidature.

Pouvez-vous nous expliquer votre projet de mobilité ?
C’est un projet que j’ai depuis toujours, depuis le lycée même. Et mes parents, qui n’ont pas eu cette chance lorsqu’ils étaient jeunes, m’y ont toujours encouragée. A l’époque, j’étais partie quelques mois au Royaume-Uni pour perfectionner mon anglais et préparer le TOEFL. J’avais donc déjà en tête d’étudier à l’étranger. Pour moi, cette mobilité c’est le pivot de mes études, c’est le point de départ de ma future carrière professionnelle. Elle va me permettre de me démarquer car en droit, pour réussir, il faut se spécialiser ! Mon projet est d’approfondir le droit de la propriété intellectuelle, une matière enseignée en langue anglaise à Poznan, mon université d’accueil. Grâce à ces cours, j’aspire à entrer par la suite dans un master « droit de la propriété intellectuelle » dispensé par mon université ou pourquoi pas par une université étrangère !

Vous avez déposé votre candidature à une mobilité Erasmus + peu avant le confinement. Comment s’est déroulé toute la phase de sélection ?
J’ai suivi deux réunions d’informations organisées par le service des relations internationales de mon université : une en octobre et une seconde en janvier. J’ai déposé mon dossier de candidature à la fin du mois de février et mon entretien de motivation était prévu pour le 14 mars. Mais il a dû être annulé à cause de l’épidémie et nous avons été confinés quelques jours après. Pas de nouvelles de la part du service des relations internationales pendant quelques jours puis, rapidement, ils ont répondu à toutes nos questions et nous avons été rassurés. Et puis, au déconfinement, ils ont organisé une réunion virtuelle de deux heures pour tous les étudiants candidats pendant laquelle on a pu poser toutes nos questions, qu’elles soient d’ordre sanitaire, logistique ou administrative. Et puis aussi, ils nous ont fourni une FAQ très complète. Dix jours après, j’ai reçu une réponse positive : j’étais trop heureuse ! J’attends ça depuis toujours !

Comment va se dérouler votre mobilité ?
Sauf si la situation sanitaire s’aggrave, je pars en Pologne à la mi-septembre. Et s’il y a besoin de décaler mon séjour, je partirai plus tard, en janvier 2021. Ca serait dommage, car mon séjour ne serait plus que d’un seul semestre au lieu de deux. Mais au moins, je partirai. Normalement, dans mon université, les mobilités sont de deux semestres. Mais là, ils sont plus souples sur les règles. Ils s’adaptent. Et pour éviter de perdre de l’argent inutilement, ils nous ont recommandé de ne pas chercher un logement et de ne pas verser d’argent pour sa réservation avant la fin du mois de juin, quand on sera sûrs de partir en septembre. On est bien conseillés.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je pars en mobilité sereinement et mes parents ne sont pas inquiets non plus. La Pologne a bien géré la crise et ils ont eu peu de cas et peu de décès. C’est très rassurant. Et puis, je m’informe en permanence grâce au site de l’Ambassade de France en Pologne. Tout y est très clairement expliqué et ça m’a permis de rester optimiste durant le confinement, lorsque je ne savais pas si j’allais pouvoir partir. Je ne me suis jamais découragée. C’est dans ma nature : je vois toujours le verre à moitié plein ! Et maintenant que je sais que je pars, je suis plus déterminée que jamais : c’est l’aventure de ma vie !

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